Exposition – Artemisia – Pouvoir, gloire et passions d’une femme peintre

Artemisia – Pouvoir, gloire et passions d’une femme peintre au Musée Maillol du 14 mars au 15 juillet 2012

Judith décapitant Holopherne, 1612, Artemisia Gentileschi, Musée Capodimonte de Naples

Pour la première en France, l’exposition au Musée Maillol permet de découvrir la peinture d’Artemisia Gentileschi

Elle est née « Artemisia Gentileschi », fille d’Orazio Gentileschi, l’un des plus grands peintres de la Rome Baroque.

À l’aube du XVIIe siècle en Italie, quand les femmes étaient mineures à vie, quand elles appartenaient à leur père, à leur mari, à leurs frères ou à leurs fils, Artemisia Gentileschi a brisé toutes les lois de la société en n’appartenant qu’à son art.

En quête de sa propre gloire et de sa liberté, elle a travaillé pour des princes et des cardinaux, gagné sa vie à la force de son pinceau, et construit son œuvre, inlassablement. Par son talent et sa force créatrice, elle est devenue l’un des peintres les plus célèbres de son époque, l’une des plus grandes artistes de tous les temps.

Le drame de sa vie personnelle, le viol qu’elle a subi dans sa jeunesse, et le retentissant procès que son père intentera par la suite à son agresseur, l’artiste Agostino Tassi, ont profondément marqué sa vie et sa carrière. Ce scandale a contribué à occulter son génie.

En effet, comme Le Caravage, il a fallu attendre plus de trois siècles pour qu’elle soit à nouveau reconnue et universellement appréciée.

Danaé, 1612, Artemisia Gentileschi, Musée d’art de Saint-Louis

L’exposition retrace les principales étapes de sa carrière :

– Les débuts à Rome aux côtés de son père, grand peintre baroque.

– Les années florentines sous la protection du grandduc de Médicis et l’amitié de Galilée. Elle sera la première femme admise à l’Accademia del Disegno.

– Les années 1620 à Rome : on l’y retrouve chef de file des peintres caravagesques, amie des grands maîtres tels que Simon Vouet et Massimo Stanzione, et reconnue par les plus grands collectionneurs européens.

– La période napolitaine verra son apothéose. Pendant vingt-cinq ans elle dirige son atelier et forme les grands talents qui prendront la suite : Cavallino, Spardaro, Guarino…

Site du Musée

La Vierge allaitant l’Enfant, 1608-09, Artemisia Gentileschi, Collection particulière
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