Tom Wesselmann – Exposition

Du 26 avril au 30 juin 2012, la Galerie Pascal Lansberg, à Paris, consacre une rétrospective au peintre Pop Art Tom Wesselmann

 

Tom Wesselmann - Exposition
Présentation de l’exposition par Pascal Lansberg :

Cette exposition rend hommage à Tom Wesselmann, l’un des artistes majeurs du Pop Art avec Roy Lichtenstein et Andy Warhol.

Tom Wesselmann s’est distingué par sa vision très personnelle et fort sensuelle : ses créations sont devenues de véritables icônes érotiques, emblématiques des années 60.

Great American Nude, 1965, Tom Wesselmann
Great American Nude, 1965, Tom Wesselmann

Son oeuvre mondialement reconnu fut aussi inspiré par Matisse dont il a su emprunter tantôt le trait, tantôt le sujet.

Il introduit également des oeuvres de grands maîtres dans ses propres compositions.

Tom Wesselmann multiplie les expériences en juxtaposant nus et objets de consommation appartenant à la vie quotidienne (bouteille, orange, cigarettes, roses, crèmes glacées…) qu’il agrandit démesurément et insère en plans successifs.

Bedroom Painting 8, 1968, Tom Wesselmann
Bedroom Painting #8, 1968, Tom Wesselmann

Je suis fier de présenter cette exposition montrant une vue d’ensemble de la carrière de l’artiste : des oeuvres historiques des années 60 jusqu’aux ultimes créations.

Je tiens à remercier vivement les collectionneurs et amis pour leur aimable collaboration.

Je suis aussi très reconnaissant à l’égard de Claire et Lane Wesselmann ainsi que Monica Serra pour leur précieux soutien sans lequel cette exposition n’aurait pas pu être réalisée.

Bedroom Painting 11, 1969, Tom Wesselmann
Bedroom Painting #11, 1969, Tom Wesselmann

 

Plus d’informations sur le site de la galerie

 

Théo Van Rysselberghe, L’instant sublimé – Exposition

Théo Van Rysselberghe L'instant sublimé expositionExposition « Théo Van Rysselberghe, L’instant sublimé » du 9 juin au 21 octobre 2012 au Musée de Lodève

 

Au travers d’une soixantaine d’œuvres, une exposition en hommage à Théo Van Rysselberghe (1862-1926), peintre belge majeur du 20ème siècle et principal représentant du néo-impressionnisme en Belgique.

Centrée autour d’un choix d’œuvres des années 1882-1917, l’exposition permet de porter un regard sur la manière dont Théo Van Rysselberghe sublime ses sujets, traités comme des instantanés presque photographiques. Grâce à la mise en place de savantes compositions, par le jeu de cadrages très particuliers et en ayant recours à une fascinante frontalité, le peintre, nous propose des sujets dont l’anecdote est bannie.

Dans ses paysages dont les hommes sont le plus souvent absents, dans ses portraits mettant en scène des êtres habités et rêveurs, Van Rysselberghe utilise une subtile « alchimie de couleurs » qui contribue à transcender l’instant présent et à lui donner un caractère construit, presque irréel.

L'heure embrasée, 1897, Theo Van Rysselberghe
L'heure embrasée, 1897, Theo Van Rysselberghe

Grâce à une sélection ciblée, le parcours chronologique sera rythmé par les grandes étapes stylistiques mises en œuvre par le peintre : du réalisme à l’impressionnisme en 1886, adoption de la touche divisionniste en 1888 jusqu’à son apogée dans la fin des années 1890, puis expression d’un style plus personnel à partir de 1903. Cette période, dominée par des Paysages et Marines, semble animée d’une énergie nouvelle : le trait s’allonge, la couleur s’intensifie. A partir de 1905, le nu devient un de ses sujets favoris, puis, entre 1909 et 1912, l’artiste évolue vers des formats importants comportant des couleurs plus nuancées, plus nacrées.

L’exposition s’achève avec les années de guerre durant lesquelles, à l’image de nombreux peintres de sa génération, Van Rysselberghe entame un retour vers un classicisme plus tranché. Il avoue vouloir regarder les œuvres des maîtres du passé et observer la nature. La technique passe alors derrière l’émotion ressentie. Cette position implique une rupture entre Van Rysselberghe et Paul Signac, jusqu’alors très proches.

Plus d’information ici

Exposition – Die Brucke, Aux origines de l’expressionnisme

Die Brücke. Aux origines de l’expressionisme. 1905-1914.  Exposition Du 31 mars au 17 juin 2012 au Musée de Grenoble

 

Grâce à un prêt exceptionnel de 130 œuvres de premier plan provenant du musée Die Brücke de Berlin, le musée de Grenoble présentera, pour la première fois en France, une exposition consacrée exclusivement au groupe Die Brücke, initiateur du mouvement expressionniste allemand.

Créé à Dresde en juin 1905 par Ernst Ludwig Kirchner, Fritz Bleyl, Karl Schmidt-Rottluff et Erick Heckel et rejoint ensuite par Max Pechstein, Cuno Amiet et Otto Mueller, ce groupe se définit avant tout par son rejet de l’art académique.

Influencés par les œuvres de Van Gogh et de Munch autant que par les arts primitifs, ces artistes traduisent dans un style aux couleurs éclatantes et au graphisme résolument outré le rythme trépidant de la vie, celui du monde des origines en communion avec la nature comme celui des grandes villes et de leur atmosphère enfiévrée.

Plus d’informations ici

Présentation de l’exposition :

 

Fränzi allongée, 1910, Erich Heckel
Nu couché au miroir, 1909, Ernst Ludwig Kirchner, Brücke-Museum, Berlin

 

Merci à Franck dit Bart pour l’info

Exposition – Modigliani, Soutine et l’Aventure de Montparnasse

Modigliani, Soutine et l’Aventure de Montparnasse à la Pinacothèque de Paris, exposition du 04 avril 2012 au 09 septembre 2012

 

Jonas Netter est l’un des collectionneurs les plus marquants du XXe siècle, découvreur de talent, d’autant plus inspiré et génial qu’il fut d’une discrétion absolue pendant toute sa vie au point qu’il est encore aujourd’hui inconnu du grand public.
Pourtant, sans lui, Modigliani n’aurait sans doute jamais existé, ni Soutine, ni Utrillo. Cette exposition va aujourd’hui lui rendre l’hommage qu’il mérite en permettant enfin au public de découvrir un ensemble d’œuvres absolument étourdissant de beauté, principalement de Modigliani.

Jonas Netter était un Alsacien, représentant en marques installé à Paris, fasciné par l’art et la peinture. Il découvre une toile de Modigliani et se décide à l’acquérir. Il sera l’un des premiers à acheter des œuvres de cet artiste, prenant la suite de Paul Alexandre qui l’avait soutenu jusque-là, avant la Première Guerre mondiale. Collectionneur dans l’âme, Netter commence à acheter toutes les œuvres de Modigliani qu’il voit chez le marchand d’art Léopold Zborowski. Il se prend de passion pour cet artiste dont il arrive à posséder une quarantaine de peintures à la fin des années 1920.

Portrait nu d'Arletty, 1933, Moise Kisling, Musée du Petit Palais de Genève

Puis, c’est Soutine qu’il aperçoit. Avant même Barnes, il est fasciné par l’artiste. Lui, le juif alsacien bourgeois et discret, se prend d’une passion sans borne pour tous ces artistes qui constituent l’école de Paris. Il découvre également Utrillo, sa période blanche l’envoûte et il commence à acheter ses oeuvres par centaines, toujours avec l’aide de Zborowski. Ce dernier se retrouve, grâce à lui, à la tête d’un véritable nouveau marché et d’une pléiade de jeunes artistes, propulsés par cette nouvelle génération de marchands et de collectionneurs.

Valadon et Kisling feront également partie de ces peintres, ainsi que beaucoup d’autres, tous formidables même s’ils n’ont pas forcément eu la même notoriété : Kremègne, Kikoïne, Hayden, Ébiche, Antcher et Fournier.

Nu au canapé, 1929, Suzanne Valadon, Collection privée

La Pinacothèque de Paris présente pour la première fois un ensemble d’œuvres jamais exposé de Modigliani, qui reconstitue, avec d’autres œuvres qui ont pu être retrouvées, la collection de Jonas Netter, telle qu’elle fut en son temps.
La Pinacothèque de Paris est donc très fière de pouvoir participer à cette découverte exceptionnelle et de réaliser le souhait premier de Jonas Netter, faire en sorte que le grand public découvre ces merveilles.

Plus d’infos ici

Exposition – Sorcières, mythes et réalité

Par Belzébuth ! Par Asmodée ! Par Astaroth ! Diables et démons ont quitté leur séjour infernal et établi leur demeure à l’Adresse Musée de La Poste pour quatre mois ! C’est par l’intermédiaire de leurs suppôts – les sorcières- qu’ils feront entendre leurs voix. Du 23 novembre 2011 au 31 mars 2012, l’Adresse Musée de La Poste présente l’exposition SORCIERES, Mythes et réalités. Celle-ci aborde la sorcellerie du Moyen-âge à nos jours, suivant des approches non seulement artistique, historique, sociologique et ethnographique.

L’exposition s’ouvre sur un premier chapitre : l’imaginaire de la sorcellerie présentant des œuvres d’artistes du XVIIe au XXe siècle qui livrent une image caricaturale de la sorcière et de nombreuses scènes de sabbat ainsi que des affiches et des maquettes de films du début du siècle et un extrait d’un film réalisé en 1920. Une transition sur les procès en sorcellerie des siècles passés nous conduit vers le deuxième chapitre où sont exposés les objets – glanés par les ethnologues – utilisés dans les pratiques magiques récentes.

La sorcellerie n’est pas une relique du passé. Si les pratiques magiques, dont la sorcellerie n’est qu’un des aspects, existent depuis « la nuit des temps », elles n’en ont pas moins traversé les siècles, insensibles au progrès des sciences. Elles prennent racines dans des croyances populaires millénaires, transmises par tradition orale. L’ambition de l’exposition « Sorcières » est d’expliquer ce fait social dans sa permanence.

L’originalité de la présentation réside dans le rapprochement des regards : celui des artistes, des historiens et des ethnologues.

Exposition – De l’impression au rêve. Paysage de Henner

A partir du 1er février et jusqu’au 2 juillet 2012, le musée national Jean-Jacques Henner présente sa nouvelle exposition intitulée : De l’impression au rêve. Paysages de Henner 

Le Rêve ou Nymphe endormie, vers 1896

Deux ans après sa réouverture, le Musée national Jean-Jacques Henner renouvelle profondément la présentation de ses collections permanentes et propose une exposition qui met en lumière la place du paysage dans l’œuvre de Henner (1829-1905). Plus de 90 peintures et dessins, sorties spécialement des réserves et restaurées, retracent l’itinéraire artistique du peintre et permettent de saisir de la singularité de sa démarche.

Etude de femme nue dans un paysage

Alors qu’une partie des artistes de la deuxième moitié du XIX° siècle s’efforcent de témoigner de leur temps et de leur environnement en empruntant leurs sujets dans la vie quotidienne et en utilisant des techniques novatrices, dites impressionnistes, Henner construit, au contraire, un univers pictural qui lui est propre où la réalité observée se transforme en vision onirique. Dès 1864, après cinq années passées comme pensionnaire à la Villa Médicis à Rome, il abandonne ainsi la peinture « d’après nature » pour s’attacher à recréer dans son atelier un paysage idéal en s’inspirant des maîtres anciens, poètes ou peintres. Nus bucoliques, nus idylliques, nymphes et autres naïades peuplent un paysage rêvé, celui de son Alsace perdue.

Idylle dite Mélodie du soir, vers 1872

Exposition – Artemisia – Pouvoir, gloire et passions d’une femme peintre

Artemisia – Pouvoir, gloire et passions d’une femme peintre au Musée Maillol du 14 mars au 15 juillet 2012

Judith décapitant Holopherne, 1612, Artemisia Gentileschi, Musée Capodimonte de Naples

Pour la première en France, l’exposition au Musée Maillol permet de découvrir la peinture d’Artemisia Gentileschi

Elle est née « Artemisia Gentileschi », fille d’Orazio Gentileschi, l’un des plus grands peintres de la Rome Baroque.

À l’aube du XVIIe siècle en Italie, quand les femmes étaient mineures à vie, quand elles appartenaient à leur père, à leur mari, à leurs frères ou à leurs fils, Artemisia Gentileschi a brisé toutes les lois de la société en n’appartenant qu’à son art.

En quête de sa propre gloire et de sa liberté, elle a travaillé pour des princes et des cardinaux, gagné sa vie à la force de son pinceau, et construit son œuvre, inlassablement. Par son talent et sa force créatrice, elle est devenue l’un des peintres les plus célèbres de son époque, l’une des plus grandes artistes de tous les temps.

Le drame de sa vie personnelle, le viol qu’elle a subi dans sa jeunesse, et le retentissant procès que son père intentera par la suite à son agresseur, l’artiste Agostino Tassi, ont profondément marqué sa vie et sa carrière. Ce scandale a contribué à occulter son génie.

En effet, comme Le Caravage, il a fallu attendre plus de trois siècles pour qu’elle soit à nouveau reconnue et universellement appréciée.

Danaé, 1612, Artemisia Gentileschi, Musée d’art de Saint-Louis

L’exposition retrace les principales étapes de sa carrière :

– Les débuts à Rome aux côtés de son père, grand peintre baroque.

– Les années florentines sous la protection du grandduc de Médicis et l’amitié de Galilée. Elle sera la première femme admise à l’Accademia del Disegno.

– Les années 1620 à Rome : on l’y retrouve chef de file des peintres caravagesques, amie des grands maîtres tels que Simon Vouet et Massimo Stanzione, et reconnue par les plus grands collectionneurs européens.

– La période napolitaine verra son apothéose. Pendant vingt-cinq ans elle dirige son atelier et forme les grands talents qui prendront la suite : Cavallino, Spardaro, Guarino…

Site du Musée

La Vierge allaitant l’Enfant, 1608-09, Artemisia Gentileschi, Collection particulière